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Quest-ce que la compression du nerf cubital au coude ?
Quels sont les signes cliniques ?
Quels examens complémentaires réaliser ?
Quel est le traitement ?
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| Quest-ce que la compression
du nerf cubital au coude ? |
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A létat
normal, le nerf cubital passe dans un défilé ou un
pseudo-canal au niveau du coude. Lélongation physiologique
du nerf cubital dans son défilé au coude, lors des
mouvements dextension à la flexion du coude est de
4,7mn. Ainsi toute limitation de la liberté du nerf cubital,
va occasionner des tractions anormales source de souffrance du nerf.
Lanatomie dynamique du défilé au coude lors
du passage de lextension à la flexion du coude est
en partie responsable de la souffrance du nerf cubital au long cours
car la tranche de section du défilé diminue de 55%,
et la pression dans le défilé est multipliée
par six.
Enfin, linstabilité chronique du nerf cubital peut
être responsable dune souffrance du nerf, par un conflit
répétitif avec lépicondyle médial
(relief osseux à la face interne du coude). Cette instabilité
est soit constitutionnelle, soit dorigine microtraumatique.
Le siège habituel des compressions du nerf cubital est une
arcade musculaire fibreuse, ou fascia dOsborne. Ce fascia
situé à la sortie du défilé correspond
à un épaississement des enveloppes des chefs musculaires
du muscle cubital antérieur. Les autres sites responsables
ou associés sont la cloison inter-musculaire médiale,
larcade de Struthers, et le Vaste médial.
La compression est idiopathique dans la majorité des cas,
cest à dire sans cause sous-jacente.
Elle peut être secondaire à des lésion osseuse
du coude (séquelles de fractures), à une modification
du contenu du défilé (ostéophytose secondaire
à une arthrose du coude, kystes juxta-articulaires, polyarthrite
rhumatoïde, tumeurs, muscle surnuméraire épitrochléo-olécranien).
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| Quels sont les signes cliniques
? |
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Des paresthésies
ou engourdissements sur les faces palmaires des 4 et 5ème
doigts sont le motif de consultation le plus fréquent. Elles
peuvent sassocier à une faiblesse de la main, et à
une maladresse. La plainte esthétique liée à
lamyotrophie des petits muscles de la main est parfois un
motif de consultation.
Linterrogatoire recherchera des antécédents
traumatiques au niveau du coude notamment au cours de lenfance.
Le clinicien recherchera alors lensemble des signes cliniques
objectifs qui sont le reflet dune atteinte motrice: le signe
de Wartenberg qui correspond à limpossibilité
de ramener le petit doigt au contact des autres doigts (abduction
permanente du 5 ème doigt), le signe de Froment (faiblesse
de ladducteur et du faisceau profond du court fléchisseur),
une fonte musculaire du premier espace interosseux, un aplatissement
de la main avec atrophie intermétacarpienne, un signe du
croisement (impossibilité de passer le médius sur
lindex), des griffes du 4 et 5ème doigts réductibles
ou pas, un signe de la lime à ongle lié à une
faiblesse des Fléchisseurs profonds.
On finira lexamen clinique en recherchant une luxation chronique
du nerf ulnaire : au cours du passage de la flexion à lextension,
le nerf ulnaire se luxe de la gouttière épitrochléo-olécranienne
et passe en avant de lépicondyle médial. Ce
phénomène est visible et palpable.
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| Quels examens complémentaires
réaliser ? |
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Un electromyogramme
qui confirme latteinte par ralentissement des vitesses de
conduction sensitive et motrice au coude (<50m/s), et une altération
des enregistrements des muscles intrinsèques.
Des Radios
simples du Coude qui permettent de rechercher une atteinte osseuse
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| Quel est le traitement ? |
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Dans les formes
sensitives subjectives pures, sans atteinte motrice clinique et
électrique, une immobilisation par attelle amovible coude
à 45°et des infiltrations peuvent être réalisées.
Sinon, le traitement est uniquement chirurgical. Il est réalisé
en ambulatoire ou au cours dune courte hospitalisation de
1 à 2 nuits, sous anesthésie loco-régionale.
Le but du traitement est de réaliser une décompression
du nerf cubital (neurolyse) dans son défilé en levant
les causes de compression. Une transposition antérieure du
nerf est réalisée en plus dans les formes motrices
avancées, et dans certaine étiologies (luxation du
nerf cubital, lèpre, cubitus valgus, ostéophytose
localisée dans la gouttière). En cas de transposition,
le bras est immobilisé dans une attelle pendant une dizaine
de jours.
La récupération dans les formes sensitives est rapide
avec disparition des paresthésies quasi-immédiates.
Les récidives sont rares dans moins de 10% des cas.
Dans les formes de compression sévères avec amyotrophie
de la main, la disparition des fourmillements est plus lente, et
la récupération motrice prend plusieurs mois (le nerf
repoussant de 0.5mn par jour).
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